DavLink's Weblog

Carnet de bord d'un étudiant Epitech... et autres trucs

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01mar. 2010

La lumière verte

Depuis septembre, je suis en 5ème année donc installé à Paris depuis un moment, et plus pour très longtemps. La période du stage de 6 mois commence tout de suite, et je n'ai pas encore de proposition concluante. Tant qu'à ne rien avoir qui me retient ici, j'ai décidé de cibler mes recherches sur Bordeaux; le déménagement est prévu à la fin de cette semaine.

Ce n'est pas que je me lasse déjà de Paris, loin de là. Les quelques jours libres laissés chaque semaine par l'emploi du temps m'ont permis de me mettre en activité à temps partiel, en tant que stagiaire développeur web dans une entreprise située à Boulogne-Billancourt, activité qui vient de prendre fin en prévision de la suite des évènements.
Vivre à Paris, ça coûte! La différence entre ce qui rentre en rémunération et ce qui sort en loyer n'est pas grande, facteur influant sur ma décision de relocalisation.

Dès mon installation en septembre dernier, j'ai pu goûter aux joies parisiennes : les papiers pour obtenir le sésame Imagine R qui permet de prendre le métro sans compter... sauf en attendant le retour du courrier, période pendant laquelle j'ai payé 1 mois de carte orange plein pot sur un passe Navigo découverte qu'il faut dénicher aux caisses des stations de métro.

Le charmant quartier de la Butte aux Cailles dans lequel j'habite est desservi par la station Corvisart sur la ligne 6. Une station aérienne moins haute que les autres, car à proximité d'une rampe où la voie devient souterraine pour desservir la place d'Italie. La liaison pédestre entre le quartier et le métro est un grand escalier dans un espace vert.

Une station Vélib se trouve au bout de ma rue. J'ai commencé à coups de tickets à la semaine, puis ai finalement souscrit à l'abonnement annuel en janvier. C'est que la paperasse nécessaire m'a un peu rebuté au début.

Ces vélos gris s'avèrent très pratiques. De retour de l'école, au lieu de descendre à Corvisart puis finir à pied en gravissant l'escalier, je quitte le métro à Tolbiac puis pédale jusqu'à chez moi : bon pour les cuisses et un changement en moins. Idem pour les courses : plutôt que d'être porté à bout de bras, le sac prend place dans le panier d'un Vélib pris à la station devant le centre commercial Italie 2. Ce genre de transport est comique dans les rues pavées, avec les provisions qui menacent de s'éjecter pendant les secousses.
Parfois, dans le sens aller, je tire la route jusqu'àu Kremlin-Bicêtre, ce qui prolonge l'exercice lors du trajet vers l'école. Mais circuler à vélo n'est pas de tout repos. Le carrefour géant qui surplombe le périphérique est mortel. Perché sur la selle, difficile de faire comprendre aux automobilistes que je souhaite tourner à gauche. Bras tendu, le message passe une fois de temps en temps.

Aux automobilistes impatients qui klaxonnent : vous avez le droit de choisir votre direction; un cycliste soumis au même code de la route aussi!

Et ce dimanche, de retour d'une réunion, je m'apprête à louer un vélo sur la place d'Italie : un petit coup de passe Navigo sur la bornette... pas de lumière verte, biiiiiiiip long, voyant rouge, ça me surprend. Le terminal me répond qu'une location est déjà en cours. Plus tôt dans la journée, je raccrochais un vélo à la borne de la station de métro Tolbiac. Le vélo s'était bloqué correctement vu que le signal strident d'un mauvais accrochage s'était stoppé, puis le voyant tournait au rouge. A ce moment-là, j'étais pressé.
Réflexe sur le champ : appeler la hotline Vélib et limiter les dégâts. Pas de chance, il est 22h passé, il n'y a personne pour décrocher alors que le compteur de ma location mal finalisée tourne toujours.

Il ne me reste qu'à appeler le plus tôt possible. Passé 24h après la prise d'un vélo, c'est la caution qui part!

17janv. 2010

Conseils aux nouveaux partants

Le 18 janvier 2009, soit un an moins un jour avant la date à laquelle j'écris ces lignes, je quittais la maison pour un voyage bien spécial, voyage qui n'était rien d'autre que l'aller vers Long Beach. Un périple qui fait parcourir un bon tiers du tour du globe.

Comme dans tous les voyages et aventures vers l'inconnu, les imprévus sont de la partie, parfois sans qu'on ne sache comment réagir.

Conseils aux partants

Heureux élus de la promo 2011 (et des suivantes... dans un an), voici quelques tuyaux pour votre départ.

Avant de lever l'ancre

Dans la valise, on met... ce que l'on met d'habitude : vêtements, nécessaire à toilette, bidules électroniques nécessaires à la vie d'un geek avec leurs chargeurs et autres câbles...

N'oubliez pas que vous allez prendre l'avion. Pour ceux qui n'ont jamais fait leur baptême de l'air, il y a quelques contraintes associées à ce moyen de transport, notamment au niveau du contenu des bagages. D'abord, on sépare les bagages en soute et le bagage cabine.

Les bagages en soute contiennent le gros des affaires. Un pèse-personne vous permettra de vérifier que chaque pièce ne dépasse pas 23kg en poids, une norme sur les voyages internationaux aux delà de laquelle un excédent est facturable (et c'est cher!). Souvent, 2 valises sont prises en charge gratuitement. Mettez-y tout ce qui est liquide, comporte des lames (rasoir, ciseaux, couteau suisse) : des règlementations interdisent ces articles en cabine.

Nous sommes en plein hiver... en France. Prenez un pull ou deux mais inutile d'emporter tout le stock de vêtements chauds; il y a de grandes chances que le T-shirt soit plus adapté au climat local le lendemain de votre arrivée. Les journées sont chaudes et les soirées sont fraîches.
Exception : si vous compter skier là-bas (la plus proche station est à 2 heures de Los Angeles), prenez quand même ce qu'il faut.

Le bagage cabine ne doit pas être trop gros, un sac à dos passe, mais pas une grosse valise. A l'intérieur doivent se trouver :

  • Tous les objets qui risquent de vous occuper durant le long vol
  • L'ordi portable, même si vous ne comptez pas vous en servir
  • Les trucs fragiles (au pire, pas de problème pour les passer en soute à condition que vous les placiez bien rembourrés au milieu des vêtements)
  • Le passeport
  • Le I-20
  • Les plans de vol, horaires, confirmations de réservations, contact des compagnies aériennes...
  • Les coordonnées de votre point de chute à l'arrivée, ainsi que de quelques hôtels du coin.

J'insiste sur les derniers points, il arrive que les valises se perdent.

Une fois que le paquetage est terminé, on s'assure qu'il ne manque rien. Avant de vous asseoir sur la valise et de tirer la fermeture éclair... un résumé du contenu.

Impératif :

  • Vêtements été
  • Pull, polaire, couche chaude et coupe-vent pour les soirées fraîches
  • Imperméable, parapluie pour les averses de février
  • Papiers importants (passeport, I-20)

Optionnel mais vivement conseillé :

  • Quelques dollars en liquide
  • Adapteur de prise de courant à 2 broches plates (peut être acheté sur place, mais c'est mieux de l'avoir en arrivant)
  • Téléphone portable débloqué

Il ne reste plus qu'à faire les adieux à tout le monde et passer une bonne nuit de sommeil : pour une traversée vers l'ouest, le premier vol part souvent très tôt surtout si vous avez des correspondances.

Le matin du départ, vous vous faites accompagner, prenez le taxi, le RER B, le RoissyBus, le 350, le 351, ou peut-être un TGV qui vous amène à Roissy si vous êtes en province...

A l'aéroport

Arrivez assez tôt. 2 heures avant le départ est un bon compromis. Souvent, les comptoirs d'enregistrement ouvrent 3 heures avant l'embarquement.

Trouvez le terminal de départ de votre compagnie. Il suffit de demander à n'importe quel bureau d'information.

Enregistrez vos bagages. Si vous arrivez assez tôt, il ne devrait pas y avoir d'attente. Ne vous trompez pas de file, si c'est vide et qu'il y a marqué Business ou Silver, Gold, Priority... ce n'est peut-être pas pour vous.

Profitez-en pour demander la tête de cabine ou la rangée sortie de secours, l'espace pour les jambes est plus grand (c'est pour ça qu'il faut arriver tôt!)

Ensuite, il vous reste du temps à perdre. Je vous recommande de passer le filtre de sécurité au moins 30 minutes avant l'embarquement : en cas de queue, ça vous laisse le temps de marcher tranquillement jusqu'à votre porte. Dans la zone contrôlée, vous pouvez profiter des boutiques hors taxes.

A l'appel de votre vol, pas de précipitation : les classes affaires et les porteurs de cartes de fidélité bien remplies passent en priorité. Restez quand même aux aguets, ce serait idiot de rater l'avion.

Pendant le vol

Faites ce que vous voulez...

Enlevez vos chaussures et marchez de temps en temps dans l'allée. L'air à bord est sec et ça se sent au bout de 4 heures, n'hésitez pas à boire de l'eau régulièrement.

SI vous disposez d'une vidéo individuelle, ne restez pas fixé sur le plan de vol; il n'y a pas mieux pour faire passer le temps encore plus lentement. Profitez plutôt des films.

Si votre vol atterrit aux États-Unis :
Remplissez le formulaire d'immigration que l'on vous donne à bord. Demandez bien une version adaptée à votre visa étudiant, les liasses systématiquement distribuées concernant les visas touristes de courte durée. Cochez bien NON à toutes les questions suspicieuses du genre "Avez vous participé à du trafic de drogue ?" et autres.

A l'aéroport d'arrivée ou de correspondance

Si vous arrivez aux États-Unis : Complétez les formalités demandées au poste d'immigration : empreinte des doigts, photo webcam, questions, contact sur place...

Si vous arrivez au Canada : Ne passez pas le poste frontière canadien; vous devez trouver la zone spéciale États-Unis dans laquelle vous complèterez les formalités américaines avant votre vol en correspondance. Vous vous trouverez physiquement au Canada et politiquement aux États-Unis en attendant votre prochain avion.

A l'aéroport de Los Angeles, votre destination :

Si vous n'avez pas décollé des États-Unis ou du Canada lors du dernier vol, vous devez passer les formalités d'immigration. Si c'est déjà fait, vous débarquez dans une arrivée domestique.

Vérifiez que vous n'avez rien oublié à bord (j'ai failli, bêtement!).

Filez au rez-de-chaussée, récupérez vos bagages.

Avant de quitter l'aéroport

On vient vous chercher

Si on vient vous chercher et que la personne est là : tout roule!

Vous devez partir vous-même

Si vous devez finir par vos propres moyens ou que la personne n'est pas là :

Dirigez-vous vers les téléphones, si possible avec de la monnaie. Les cartes de crédit internationales sont facturées au prix fort, 4 appels courts m'avaient coûté 80€ même pour des communications locales!

Passez un coup de fil à la famille d'accueil, l'accueil de la résidence... en fonction de votre choix d'hébergement. Vous pouvez savoir s'il est encore possible d'arriver, surtout à une heure tardive.

Si ce n'est pas possible : Contactez les hôtels dont vous avez les coordonnées, on ne sait jamais si c'est complet. Si besoin, l'annuaire est fourni à côté du téléphone. En dernier ressort, vous pouvez tenter de trouver une chambre près de l'aéroport.

Faites confirmer l'adresse. Dans les villes américaines, les rues sont longues. Plus que le numéro, il est important d'avoir un croisement de 2 rues principales comme point de repère. Exemple : 2nd Street at Pacific Coast Highway.

Transport vers votre destination finale

Taxi

Vous pouvez prendre un taxi, une course jusqu'à Long Beach coûte 60$ + un pourboire (tip) d'environ 18%.

Shuttle

Un autre moyen aussi pratique et moins cher est le shuttle, un van qui fait office de taxi collectif. Deux compagnies opèrent. Chez Super Shuttle (véhicules bleus), ça coûte 30$ pour aller à Long Beach.

Présentez-vous à l'employé et annoncez votre destination. Il vous dira le prix fixe pour votre destination et le temps d'attente du véhicule qui la dessert. Le van direction Long Beach arrive, on charge vos bagages et c'est parti. Plusieurs arrêts peuvent avoir lieu pour déposer d'autres passagers.

Au moment de payer, si vous utilisez la carte, on vous tendra un papier et un stylo : vous devrez écrire le pourboire que vous souhaitez laisser; il est d'usage de mettre 18% de la course.

Transports en commun

Je vous conseille vivement de prendre un shuttle, mais il est possible de rejoindre le centre de Long Beach en utilisant les transports en commun. Attention, ils ne fonctionnent pas passé une heure tardive.

Parmi les bus circulant entre les terminaux, prenez le GREENLINE (vert). Cette navette vous amène à la station de tram-train sur la Green Line.

Une fois à la station, achetez un ticket one-way à 1,25$. Prenez l'escalator vers les quais. Montez dans la première rame direction Norwalk.

Descendez à Imperial/Wilmington... et surtout pas à la station suivante Long Beach Blvd, qui n'est pas dans la ville de Long Beach.

Prenez les escaliers vers le quai de la Blue Line. Au passage, achetez ici un autre ticket à 1,25$ (un ticket n'est valable que sur une ligne, et doit être acheté a la station de départ). Embarquez dans la première rame direction Long Beach.

Descendez au terminus Transit Mall : vous être au centre ville de Long Beach. Sur Pine Avenue au sud de la station, il y a toujours quelques taxis qui attendent.

Une fois chez vous

Prenez possession de vos lieux, signalez à vos hôtes votre état de fatigue le cas échéant, préparez votre lit, vous allez naturellement vous écrouler.

Numéros utiles

Super Shuttle : 800-258-3826
Taxis de Long Beach : 800-233-0420

Bon voyage et bon séjour!

13déc. 2009

Fast-Food Nation

Je suis maintenant rentré en France depuis trois bons mois, et il est temps de donner quelques impressions à froid. Voici le premier billet d'une série post-mortem, présentant quelques détails marquants du séjour.

Fast-Food Nation est un des surnoms des États-Unis. Pourquoi? On y associe très souvent les repas pris rapidement, souvent compsés d'un hamburger accompagné d'une portion de frites et d'un soda servi dans un gobelet en carton avec paille. Je ne présente plus une certain M jaune qui est l'enseigne la plus représentative de ce phénomène dans le monde.

En réalité, je n'ai commandé au Mac Do que cinq menus durant tout le séjour. Pourtant, j'avais droit au fast-food presque tous les midis. Comment est-ce possible?

D'abord, il y a du choix. En France, le marché se résume à McDonald's, Quick, KFC dans une moindre mesure et Subway qui se développe petit à petit. Aux États-Unis, beaucoup plus d'enseignes sont présentes.

En France, un menu complet sans le dessert coûte autour de 6-8€. En Californie, le menu oscille entre 5$ à 8$ TTC en fonction de l'enseigne. C'est l'option de restauration la plus abordable hors sandwichs froids dans les petits magasins. La sélection propose souvent un value menu, sélection de la carte à prix très réduit.

Quelquesoit l'enseigne, on peut remarquer plusieurs points communs. Hors zones très denses et galeries marchandes, le restaurant se présente dans un bâtiment aux allures... de Mac Do français, avec le toit en pente et l'inévitable drive-thru, circuit de service au volant. La salle est petite et souvent déserte alors que les voitures s'alignent à l'extérieur pour passer commande. À l'intérieur, une fois que le client a passé commande, il n'attend pas son plateau derrière le comptoir. Un numéro est remis au paiement puis appelé lorsque le plateau est prêt.

Familles de fast-food

Les fast-foods peuvent être rangés dans plusieurs catégories.

Hamburgers

Enseignes : Mac Donald's, Burger King, Jack in the Box, In-N-Out Burger, Wendy's

C'est la forme de restauration rapide la plus connue. Un steak et des légumes avec de la sauce, le tout dans un bun (pain à hamburger). Les menus du Mac Do diffèrent légèrement de ce qui est proposé en France. On trouve le Quarter Pounder qui est un équivalenet au Royal Cheese. Chez Carl's Jr, les steaks sont grillés aux flammes. Dans un Jack in the Box, les sandwiches ne sont jamais préparés à l'avance, seulement à la commande.

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In-N-Out Burger ne propose que 3 variations d'un seul sandwich à sa carte : standard, avec fromage, avec fromage et double steak. Le menu revient souvent à 4$, les frites sont coupées sur place et le hamburger est servi dans un petit sacher en papier. Cette enseigne a la réputation de servir le meilleur hamburger de Californie, seul état où elle est implantée.

Sub sandwiches

Enseignes : Subway, Quiznos Sub

Ce sont des sandwiches souvent grillés dont les garnitures sont généreuses. Je ne présente pas Subway, dont vous devez connaître le principe, quoique... si vous n'avez jamais testé, pour résumer, vous choisissez un pain, la taille, le fromage, la viande, les légumes, la sauce qui sont ajoutés en direct. Chez Quiznos, pas de choix détaillé de garniture, mais les sandwiches sont vraiment grillés à point. Ce type de restaurant fait exception à la règle du drive-thru, tous ceux que j'ai croisés sont installés dans un bâtiment standard.

Poulet

Enseignes : KFC, Popeyes

On y trouve des morceaux de poulet panés, frits ou contenus dans des hamburgers, voire même en soupe.

Mexicain

Enseignes : Taco Bell, Del Taco

Californie oblige, la gastronomie mexicaine est omniprésente et n'épargne pas les fast-foods. De plus, c'est souvent très abordable, les menus tournent autour de 4-5$. On y sert des tacos souples ou durs, des burritos, plein de trucs à base de tortillas et haricots rouges. En plus, c'est moins gras qu'un hamburger.

Italien

Enseignes : Sbarro

La pizza de fast-food se présente avec un diamètre conséquent, préparée à l'avance et découpée en parts vendues à l'unité. Les grands classiques sont la cheese (fromage) et la pepperoni (même chose, avec des rondelles de cette charcuterie par dessus). Des pâtes et des salades sont également proposés, souvent accompagnés de breadsticks (bâtons de pâte cuite assaisonnés à l'huile d'olive et à l'ail).

Les boissons

La plupart du temps, un gobelet vide est fourni lors du paiement et c'est au client d'aller se servir lui-même à la fontaine, utilisable à volonté. Différentes tailles sont proposées, allant du petit au XL. Le format moyen américain correspond au XL ou Maxi français. Les tailles encore au dessus sont en plastique, avec un fond plus étroit qui s'adapte aux porte-boissons des voitures.

Si la vente de plusieurs formats à des prix différents est recevable pour une commande à emporter, je me suis toujours interrogé sur l'utilité de les proposer également en salle où le remplissage est à volonté. Hé bien oui, des gens achètent les grands formats, pour la flême de se lever et aller se resservir!

Il y a des restaurants où le service se fait toujours au comptoir. Souvent, le gobelet est rempli à moitié de glace, à moitié de boisson. Du coup, on demande sans glace ou bien on prend la taille au dessus.

Les boissons sont les mêmes qu'en France, avec d'autres en plus : root beer, limonade de citron. Le root beer est indéfinissable, ressemblant visuellement à du Coca-Cola(R) avec une odeur forte et un goût différent. Mise en garde pour l'Ice Tea : contrairement à la boisson de Lipton(R) servie en Europe, l'Ice tea américain est du thé glacé au sens le plus simple du terme, c'est-à-dire non sucré. Je me suis fait avoir quelques fois, comdamné à boire un truc fade. Il faut bien préciser sweetened, si encore il y en a!

04oct. 2009

Voyage retour

30 août 2009. Le réveil sonne à 5 heures du matin, heure du Pacifique. Les valises sont bouclées, un dernier coup de ménage rapide dans la maison que nous avons occupés à Huntington Beach durant les derniers jours. Précision : ma mère m'a rejoint pour terminer le séjour, et nous nous sommes débrouillés pour rentrer sur le même vol. C'est toujours agréable lorsque la famille fait la grande traversée et vient rendre visite!

Le shuttle arrive devant la porte, son chauffeur charge les bagages. Un tour de clé puis je tire la porte qui se verrouille d'elle-même. Nous levons l'ancre, direction l'aéroport de Los Angeles. Ce sont mes derniers tours de roue sur la freeway californienne pour ce séjour.

Nous arrivons à l'aéroport avec une marge suffisante pour enregistrer en toute tranquillité. Le paiement de la course est l'occasion de finir les quelques dollars qui nous restent, et dont nous n'aurons plus besoin.
Sélection de deux places côte à côte, largage des bagages en soute, retrait du papier blanc usé qui traîne dans mon passeport depuis mai dernier, passage du portique et des rayons X, il reste du temps avant d'embarquer. Nous nous calons l'estomac au Starbucks situé dans la zone contrôlée. Pas de café pour moi comme d'habitude, un jus de fruit et une pâtisserie font l'affaire.

Un appel pour le vol à destination de Montréal retentit, c'est l'heure de partir. Direction la passerelle pour embarquement dans un Airbus A319, le gabarit qui sert aussi bien à un Paris-Bordeaux chez Air France qu'à traversée en largeur du continent américain que nous nous apprêtons à effectuer.

Les films proposés sur l'écran tactile devant chaque siège permettent de tuer le temps, mais les 5 heures de vol se ressentent au fur et à mesure que le corps se déshydrate. L'air ambiant des avions de ligne en altitude est plus sec que la moyenne.

A Montréal, le mélange des correspondances internationales sème une pagaille dans la zone d'attente des postes d'immigration. Je crois comprendre "correspondances pour l'Europe" alors qu'une hôtesse vient d'annoncer "correspondance pour Rome", telle est mon initiation à l'accent québecois. Nous devons nous faire tamponner notre passeport pour ensuite revenir en arrière dans la même file et attendre que l'accès vers la zone internationale s'ouvre.

Le délai est serré, notre vol en correspondance embarque dans 20 minutes, nous avons juste le temps de croquer dans une part de pizza. Mon téléphone indique 14h alors que le crépuscule s'entame. Assis sur les fauteuils à proximité de la porte 51, nous nous divertissons avec l'alternance d'émissions en français et en anglais que diffuse la télé canadienne.

Ce soir-là 5 vols à destination de Paris sont programmés dont 3 Air France et 2 Air Canada incluant le notre, ainsi qu'un Air Transat desservant directement Nice. Un retard est annoncé sur l'avion qui nous concerne, l'embarquement est reculé de 20 minutes.

Nous franchissons la passerelle et bouclons les ceintures, mais l'avion reste cloué au sol durant une bonne heure pour des problèmes administratifs. Un retard au décollage se répercute souvent à l'atterrissage. Dans le sac dorment des billets Prems en première classe pour le TGV de 9h du matin vers Bordeaux. L'heure d'arrivée prévue à Paris est 7h30 environ, ça risque d'être très juste.

Le Boeing 767 finit par entamer la phase de roulage, soulagement général et décollage. Une fois l'avion bien stable en altitude, le service du dîner commence. Dehors il fait noir, c'est une nuit raccourcie qui se déroule. Plus tard les lumières de la cabine s'éteignent, nous essayons de dormir; c'est difficile. Je tente de me reposer sur la tablette jusqu'à ce que le passager de devant incline son siège en manquant de me casser le crâne pris en étau.

Je passe le temps en regardant quelques films. Sur le plan de vol, nous avons les yeux rivés à l'heure d'arrivée qui nous laisserait à peine attraper notre train. Un peu avant l'atterrissage, un petit déjeuner est servi. Les roues touche le tarmac de Roissy avec plus d'une heure de retard, et le 767 s'arrête sur un point de stationnement en retrait de l'aérogare.

Nous sortons de l'appareil par un escalier, et embarquons dans un bus qui met un peu de temps à rejoindre le terminal. La file du contrôle des passeports, très exigue, est pleine. Une fois le poste de l'immigration passé, nous attendons nos bagages qui mettent du temps à émerger sur le tapis. Ensuite, nous franchissons la douane vite fait. L'heure du train est passée, nous déposons une réclamation au comptoir commercial de la compagnie qui nous délivre alors une attestation de retard.

Nous avançons petit à petit vers la gare avec nos lourdes masses à tirer. L'aéroport est plein de monde, c'est le désordre. Des mégots, des chewing-gums écrasés. Décidément, la France, c'est sale!
Les guichets de la SNCF sont pris d'assaut, nous atteignons un comptoir au bout de 30 minutes d'attente pour nous faire dire que le billet du train raté est perdu et que le retard de l'avion ne les conerne pas. Le départ suivant est à 13h37, nous rachetons donc des billets aux tarifs que permettent nos réductions respectives.

En attendant, il n'y a rien d'autre à faire que de nous poser dans un café et patienter. Évènement inattendu, évacuation de la gare pour colis abandonné. Évacuer nécessite de monter au dernier étage avec tous les bagages à faire passer dans les escaliers mécaniques. Bien sûr, les ascenseurs sont désactivés pour éviter que d'autres personnes ne descendent. C'est la goutte qui fait déborder le vase après des heures assis, du décalage horaire et des billets de train payés une deuxième fois.

Le problème se résout, l'accès à la gare est rouvert et les trains qui étaient retenus arrivent les uns derrière les autres. Nous trouvons vite fait notre voiture et embarquons. Avant d'espérer me reposer sur un bon siège de première, une dernière nécessité : jouer à Tetris avec nos bagages et ceux déjà présents dans les étagères du TGV. Il n'y pas assez de place, et tout y est mis n'importe comment. Ensuite, un tour aux toilettes s'impose; en trouver des propres nécessite plusieurs essais.

Assis... enfin... avec les jambes étendues et un peu plus d'espace que dans la bétaillère du fond de l'avion (impression qui ressort vraiment à ce moment-là), je peux dormir et me réveiller à Bordeaux, 4 heures plus tard. Tranquillement, nous attrapons le tramway pour descendre à la place de la Bourse. Une courte distance reste à parcourir jusqu'à la maison, en partie sur les pavés du centre historique, courage! Les derniers mètres sont difficiles. Au bout, je sors une clé qui n'a pas servi pendant un bon moment et seulement je peux me dire...

Enfin chez soi!

30août 2009

Retour imminent

Voici le moment de plier bagage. Un pèse-personne, c'est très pratique pour vérifier que l'on ne dépasse pas les 50 livres (23 kg) autorisées par piece sous peine de payer de l'excédent au comptoir d'enregistrement.

Le shuttle vient me chercher a 5h45, pour arriver a l'aéroport de Los Angeles vers 6h30.

Los Angeles-Montréal, départ 8h30, arrivée 16h39. (Air Canada AC782)

Montréal-Paris CDG, départ 18h10, arrivée 7h05 le lendemain. (Air Canada AC884)

Roissy-Bordeaux, départ 8h58, arrivée 13h11. (TGV 05212)

Décalage horaire : + 9 heures.

28août 2009

Fin des cours

Voici un mois sans nouvelles... il est temps d'y remédier!

Le semestre s'est achevé par la traditionnelle semaine de finals ou examens de fin. Mon dernier jour à l'université fut le jeudi 20, correspondant a l'exécution d'une sceénette au choix pour l'évaluation de prononciation.

Les professeurs nous ont conviés à un pot d'adieu au Belmont Brewing Company, autour de bières et d'amuse-gueule en tous genres.

Dimanche, un shuttle (taxi collectif) viendra me récupérer très tôt. Mon voyage retour est composé de 2 vols avec correspondance a Montréal, puis d'un trajet en TGV vers Bordeaux.

Cependant, plein d'aventures déroulées entre temps seront écrites a titre posthume, une fois que je serai rentré. Restez a l'affut.

30juil. 2009

Knott's Berry Farm

La Californie, c'est un peu le paradis des amateurs de sensations fortes dont je fais partie.
Voici un autre parc d'attraction de la région de Los Angeles, il s'agit de Knott's Berry Farm. Il est situé à Buena Park, dans le comté d'Orange, pas très loin de Disneyland.

Un samedi après-midi, j'ai décidé d'y aller faire un tour.
Depuis chez moi, il y a 2 bus à prendre. Le premier, 50, s'attrape devant l'entrée de l'université. Dans la région, les artères de circulation forment une grille géante; ce bus avance à l'horizontale, sur une "ligne". Le deuxième bus me remonte vers le nord; il y a le choix entre plusieurs lignes (de bus, je précise pour éviter toute ambiguité), chacune parcourant une "colonne". Mais voilà, je suis descendu une abscisse trop tôt, comme dirait un matheux, à Knott Avenue. Le 29 me dépose à bonne hauteur, cependant je dois marcher encore le long d'un gros bloc. Le parc est en vue.

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Au départ, c'était un restaurant sur le bord de la route avec la tarte au mures comme spécialité. Maintenant, c'est un grand parc à thèmes qui ne semble plus avoir de place pour s'étaler. La parcelle est prise entre habitations, commerces et parkings. J'arrive par derrière, je vois ces attractions dépasser alors que le coin est banal. D'habitude, on est toujours dépaysé à l'approche d'un parc de cette taille, mais pas ici.

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L'entrée principale montre déja une meilleure tête. Il est 16h, ça tombe bien car je peux bénéficier du prix after 4pm qui est intéressant. Ce soir, la fermeture est à 23h.

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Je rentre et me retrouve dans la zone pour les enfants. Des gamins courent droit dans mes pieds sans regarder devant eux, je traverse le secteur vite fait.

Montezooma's Revenge

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Une montagne russe au circuit très simple : une ligne droite avec looping et des flèches aux extrémités. Le train est catapulté depuis la gare, fait un aller-retour et c'est tout. Le lancement se fait à l'aide d'un chariot sur la voie tiré par un câble. Le treuil sur lequel s'enroule ce câble s'embraye sur un volant d'inertie chargé, ce qui crée l'accélération.

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Jaguar

Le Jaguar, juste à côté, est un circuit assez calme, propulsé par des roues de friction dans les montées : des paires de pneus sur la voie entraînent le train en agrippant la lame fixée dessous. Quelques lignes droites, c'est plus une ballade de santé qu'une machine à sensations.

Au passage, on peut admirer l'enchevêtrement des rails.

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Silver Bullet

Le monstre suivant est le Silver Bullet, un inverted : rail au dessus du train et les pieds dans le vent. Presque pas de queue, je me retrouve rapidement à bord. Ce parc utilise le système de casiers dédiés à chaque train pour le stockage des effets personnels. C'est pratique et c'est gratuit, en comparaison aux consignes obligatoires à 1$ de Six Flags.

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Le train part à l'attaque du sommet puis dévale la première descente qui enchaîne sur un looping, ça secoue!

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N'étant pas au premier rang, je ne vois pas grand chose à part le sol qui défile. Le passage des vrilles désoriente, et la figure finale fait ressentir un paquet de forces vers les pieds.

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Pony Express

Les sièges ne sont pas du style le plus courant : on chevauche ce qui a la forme d'un cheval. En guise de sécurité, des barres retiennent les jambes dans des goulottes et une plaque rembourrée vient appuyer sur le dos, un peu trop fort à mon goût. Je ne peux pas me redresser, obligé de garder la position cambrée.

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Dans le jargon, c'est un motocoaster car la plupart des modèles de ce type représentent des motos à la place des chevaux. Le lancement du train s'effectue à l'aide d'un volant d'inertie. Le temps de parcours est de 20 secondes.

Il y a une rivière à bouées, grand classique. Il fait très chaud, donc il y a de la queue comme sur toute attraction aquatique. Je remets ça à plus tard. Le Perilous Plunge est une chute en bateau très raide, d'un calibre que je n'ai jamais rencontré auparavant. Trop de queue, pour plus tard aussi.

J'éprouve une grosse soif. Tout ce qui peut être ingurgité est vendu au prix fort dans les parcs d'attractions, c'est un fait. Mais à Knott's Berry Farm, on bat des records! 4$ pour une boisson, 9$ pour un hamburger, 7$ pour une barquette de frites, ce sont les tarifs les plus exorbitants que j'ai relevés dans la région. L'eau qui sort des fontaines est chaude, ça peut venir des tuyaux avc le soleil... mais elle ne refroidit pas même après avoir coulé un bon moment. Je déguste donc un soda glacé payé au tarif local.

Xcelerator

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Dans la série "plus haut, plus fort", voici le Xcelerator. Un fer à cheval appelé top hat et quelques virages. Le train est catapulté avec beaucoup de puissance, un passage de 0 à 130 km/h en 2 secondes.

La file d'attente dure une dizaine de minutes. Le siège est très confortable et retient bien la tête. La séquence de lancement se déclenche après vérification des sécurités. Un feu de dragster fait monter la pression, les freins se desserrent, le vert s'allume et le train accélère plein pot. Je suis scotché au siège. En quelques secondes seulement, je découvre le panorama en haut du top hat avant de rechuter immédiatement. Le tour ne dure que 20 secondes mais c'est intense.

Surprise à la sortie! La photo souvenir est ringarde, place à la vidéo. Devant chaque rangée de sièges, une caméra filme les tronches des passagers subissant le parcours. Dans la boutique photo, on peut voir sa réaction avec les cheveux dans le vent. En fait, je suis plutôt calme sur les montagnes russes, et laisse tomber le DVD souvenir au prix de 20$.

Boomerang

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J'ai déjà vu ce manège dans les Walibi en France. Une grue tire le train au sommet de la pente avant de le lâcher. Le circuit est parcouru à l'endroit puis à l'envers. Je ne l'ai pas tenté.

Log Ride

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Le Log Ride, grand classique. C'est une rivière de bûches. Le double quai d'embarquement est efficace, et l'embarcation avance rapidement. Le parcours est agrémenté de scènes de bucherons, et donne droit à deux descentes avec éclaboussures.

Calico Mine Ride

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Les passagers ne sont pas retenus, la ballade se fait au pas dans une mine reconstituée avec des animatroniques. Ça vaut le détour.

Le chemin de fer

Voici un train à vapeur qui fait le tour de la moitié du parc.

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Les voitures ont réellement dû faire du service commercial au siècle dernier. On y trouve un poêle dans chaque et j'ai pû ouvrir la porte des toilettes... barricadées avec des coussins de sièges afin qu'on ne les utilise pas. En queue, il est possible de s'asseoir dans un wagon à ciel ouvert. Durant le tour, je suis surpris par une attaque de bandits, fausse bien entendu mais réaliste. Le classique hold-up sorti d'un western, avec des pistolets à pétards et quelques enfants terrifiés.

GhostRider

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Un circuit de montagnes russes en bois dans la pure tradition américaine, un wooden comme on dit.

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La salle d'attente au rez-de-chaussée est vide, à l'étage je patiente 20 minutes. Pas de chance, j'attrape un mal de tête au moment de m'asseoir, ce qui n'est pas compatible avec ce genre d'attraction. Un coaster en bois, ça tremble et ça amplifie la douleur. A réessayer un jour sans migraine, dommage.

La nuit est tombée, les attractions aquatiques sont désertées.

Bigfoot Rapids

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Direction les bouées, aucune attente. Je monte avec d'autres personnes. Au milieu de l'embarcation, une poche en plastique permet de mettre ses affaires au sec, car ça mouille! Chaque virage réoriente la bouée et définit aléatoirement quel passager subit de plein fouet l'éclaboussure suivante.

Perilous Plunge

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Au Perilous Plunge, je me retrouve tout de suite à bord et au premier rang. Ici, des harnais en U assurent la sécurité, inhabituel pour une attraction aquatique.

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Le parcours va directement à l'essentiel. À la sortie de la gare, le bateau est tracté par une chaîne le long d'une pente raide. Un demi-tour puis c'est le grand plongeon à la verticale. L'arrivée dans le bassin provoque des éclaboussures qui ne laissent personne intact. Je suis complètement trempé.

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En guise de séchage, un autre tour sur le Xcelerator qui vient de rouvrir après une fermeture technique.

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Il se fait tard, j'ai un bus à prendre. C'est fini pour aujourd'hui, je sors.

Petite anecdote au retour, je monte dans le second bus direction Long Beach. Je fait glisser mon passe journée, pas de bip. "It's expired", dit le chauffeur qui attend que je donne 1,50$ à manger à la boîte avant de démarrer, devant les passagers qui commencent à s'impatienter. En effet, il est 0h02, et le passe a expiré à 23h59. Dommage, à 2 minutes près!

Knott's Berry Farm est un bon parc, rempli de sensations fortes. Je le recommande aux amateurs, même s'il semble petit.

24juil. 2009

Permis en poche

Passer le permis de conduire en France est devenu un vrai casse tête.
Les inspecteurs sont rares, du coup il faut prendre rendez-vous bien à l'avance. Durant les 40 minutes de l'épreuve, la tension est au maximum, la moindre petite erreur pouvant être fatale y compris sur une manoeuvre. Le résultat n'est pas dévoilé dans l'immédiat, il faut attendre le retour du courrier.

En cas d'échec, le temps d'attente avant une nouvelle présentation peut être long. Bien sûr, l'auto-école demande de reprendre des heures de conduite (rajouter un bruit de tiroir-caisse). J'ai échoué 3 fois, dont une juste avant de prendre l'avion pour les États-Unis en janvier. Ce poste de dépenses est devenu un gouffre financier.

Les raisons des échecs sont vraiment bêtes. Voici mon historique.

  • Tentative 1
    • Boule de remorque pas vue lors d'un créneau, hors du champ de vision une fois garé : intervention, fatal
    • 80 km/h sur la rocade de Bordeaux sachant que la limite de vitesse avait chuté de 110 à 90 récemment. Logiquement, en tant que jeune conducteur, j'ai appliqué l'équation 90 = 80. Faux, car il faut savoir que c'est un arrêté préfectoral donc j'aurais dû maintenir le 90.
  • Tentative 2
    • Clignotant sur un rond-point (c'est assez compliqué comme ça)
    • Tentative de me faufiler prudemment dans une rue résidentielle avec une voiture en face, l'inspecteur a estimé que j'allais cartonner de plein fouet et que j'aurais dû me rabattre entre 2 voitures garées : fatal
  • Tentative 3
    • A 2 mètres de la fin de l'épreuve, pilage de la voiture par l'inspecteur pour une priorité à droite sur un petit parking désert le dimanche.

Ça suffit!

J'ai exploré une autre piste. Durant le mois d'avril, je me suis rendu au DMV (Department of Motor Vehicles) de Long Beach, afin de passer le permis américain.

Tout commence par une inscription, il faut faire la queue durant un petit moment. Les livres de code sont disponibles gratuitement, donc j'en profite pour réviser. Une fois l'inscription terminée, un numéro d'appel m'est attribué. Un petit peu d'attente puis je me dirige vers un autre guichet. Pour tester ma vue, on me demande de lire des lettres au mur comme chez un opticien. Je régle la somme de 28$ qui me donne droit à 3 essais du test écrit et la première tentative de l'épreuve pratique. Prise d'empreinte et photo, puis je rentre dans la salle d'examen.

On me demande si je souhaite passer le test en français. Oui, il est possible de demander un formulaire dans sa propre langue! C'est un QCM d'un peu moins de 40 questions à 3 choix. Pas de pièges, seulement du bon sens. La traduction, en revanche, laisse des doutes. Le mot autoroute est-il utilisé pour "freeway" ou "highway" qui sont différents? Trop de fautes.

Je reviens le lendemain. Cette fois, je tente les questionnaire en anglais. Une seule faute sur les angles morts d'un camion : c'est bouclé! Je reçois un instruction permit, un papier qui me donne droit à faire de la conduite accompagnée en attendant de passer le test pratique. Pour celà, il faut fournir une voiture avec enregistrement à jour et assurance suffisante. C'est un casse-tête car je n'en ai pas, ma famille d'accueil ne peut pas me prêter la sienne, les mois passent.

Les auto-écoles ne sont pas monnaie courante. Je me réfère à l'une d'elles. Nous réservons un rendez-vous au DMV par Internet, c'est très simple. Une fois la première date possible connue, je réserve un prêt de voiture. Ça coûte 70$ et comprend une heure d'entraînement juste avant l'épreuve.

Lundi dernier, 12h30, mon instructeur vient me chercher devant chez moi. En une heure, il me rend complètement opérationnel en m'expliquant tout ce que je dois savoir sur les distances, la position, les arrêts aux stops et aux feux, le virage à droite au feu rouge, les limites de vitesse. La seule manoeuvre compliquée est un pull-over ou rabattement au trottoir. Suivi d'une marche arrière, c'est une sorte de créneau en avant. Je fais comme j'ai appris... il panique car je suis trop près. Laisser 40 cm en France ne passe pas, en Californie c'est parfait.

13h30 arrive, c'est l'heure du test. Je rentre dans le parking du DMV puis rejoins la file d'attente ayant des allures de McDrive. Lorsque mon tour vient, j'arrive devant un guichet, un tiroir s'ouvre. Au lieu de récupérer un hamburger-frites, je dépose mon permit, la registration et l'assurance. Au poste suivant, un inspecteur m'attend et mon instructeur descend.

L'épreuve commence par la vérification des clignotants, feux de stop, phares. Je dois désigner l'emplacement des essuie-glaces, du dégivrage. On me demande aussi les signaux de bras en cas de panne : tendu pour le clignotant gauche, angle droit vers le haut pour le clignotant droit, angle droit vers le bas pour les feux de stop.

C'est parti pour 15 minutes dans la circulation. Tout se passe sans problème, juste quelques soucis avec les distances dans les zones de parking. A la fin, j'ai une petiute explication sur le fait de ne pas utiliser l'accélérateur pour me garer en bataille. Sur une boîte manuelle, apres engagement de la première, il faut mettre du gaz pour démarrer. Avec une boîte automatique positionnée sur D ou R, lâcher la pédale de frein suffit à faire rouler le véhicule au pas. Je ne l'avais pas compris.

J'ai juste accumulé 14 fautes, à ras du seuil d'ajournement qui est de 15. En France, après une explication comme celle-ci, j'aurais été recalé à coup sûr. Ici, l'inspecteur m'indique les points auxquel je dois faire attention, avant de m'annoncer que le test est concluant.
Un petit tour dans un bureau et je reçois un papier qui constitue un permis de conduire provisoire. Le définitif arrivera par courrier. Mon instructeur me raccompagne. Au moment de déposer, il me dit : Enjoy your freedom!

Le tout m'a coûté moins de 100$. C'est sans commune mesure avec le système français.

11juil. 2009

Le coiffeur de l'université

Ma tignasse bouclée commençait à se faire assez pesante pour la saison. C'est super pratique de disposer d'un salon de coiffure sur le campus, à côté des restaurants. J'ai été accueilli tout de suite, sans-rendez-vous. En 20 minutes, je me suis fait débroussailler la tête pour 17$.

Seulement, c'est dans ce genre de situation que le vocabulaire vient à manquer. " Dégager les oreilles", comment le dire en anglais? Le coiffeur n'a pas dû comprendre.

06juil. 2009

Independance Day

Aux Etats-Unis, les feux d'artifice sont tirés 10 jours en avance par rapport à la France. La fête nationale, Independance Day, a lieu le 4 juillet.

Ici, à Long Beach, les premières fusées ont décollé à 21h. La plage débordait de monde!

01juil. 2009

Retour dans 2 mois

Le mois de juin vient de s'achever. Mon billet de retour est daté au 30 août.

Plus que 8 semaines à passer sur place... alors qu'il me reste encore un tas de choses à visiter!

26juin 2009

Adieu Mickael Jackson

La nouvelle est tombée cet après-midi, durant notre cours de Listening/Speaking. Nous étions en pleine préparation de débat à propos des stars et des paparazzi lorsque certains trouvèrent les infos via iPhones et autres gadgets.

Déclaré en état critique, Michael Jackson est amené d'urgence vers un hôpital de Los Angeles. Les chaînes de télé ont réagi au quart de tour pour envoyer une breaking news un peu avant 16h : le roi de la pop a rendu son dernier soupir, âgé de 50 ans.

23juin 2009

Hollywood, je t'ai eu!

Ça faisait un bail que je les cherchais et je les ai enfin trouvées, Oui mais quoi? Les lettres géantes sur la colline!

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Et dire que plusieurs fois, je suis passé si près sans m'en rendre compte. Il suffit d'accéder au balcon du centre commercial à côté du Kodak Theatre de Hollywood Boulevard, tout simplement.

11juin 2009

Sensations fortes sur rails

Un des clichés des États-Unis, ce sont les montagnes russes démesurées. Le principe est de faire suivre à un train un parcours tortueux sous l'effet de la gravité.

La région possède plusieurs parcs d'attractions bien connus. L'objectif du jour, c'est Six Flags Magic Mountain. Pas moins de 16 circuits de montagnes russes y sont regroupés. Ce parc est situé à Valencia, au nord de Los Angeles. Une visite s'impose!

Accès

Comme pour beaucoup de lieux intéressants dans ce pays, la voiture est quasiment indispensable. L'Interstate 5 passe juste à côté de Magic Mountain. Je n'ai ni véhicule ni permis. Une recherche sur le site officiel me donne les driving directions, mais qu'en est-il des transit directions ou accès par transports en commun? Rien du tout. La veille, je cherche donc un itinéraire possible. Le Metro Trip Planner arrive à la rescousse, calculateur de trajet bus/train pour la région.
Pour ce samedi, je repère donc un train de banlieue partant de Union Station (gare centrale de Los Angeles) à 9 heures du matin, puis 2 bus à Santa Clarita pour arriver aux portes du parc. Le dernier retour possible est à 18h. Il faut ajouter le temps d'approche depuis Long Beach.

C'est donc parti samedi matin, réveil qui sonne à 5h30. Par flême, je reste cloué au lit le temps de plusieurs sonneries, il est 6h30 lorsque je parviens à m'éjecter. Direction la 7th street. Un poteau d'arrêt se trouve au niveau de ma rue, mais il faut que je traverse pour embarquer dans la bonne direction. La 7th street est une artère principale de Long Beach, très passante. Pas moyen de traverser ici, je dois remonter quelques blocs pour atteindre un passage protégé et un autre arrêt. Un 94 me passe justement sous le nez... Je dois attendre 7h40 pour voir le bus suivant pointer son pare-chocs.
8h05 environ, le bus arrive au centre-ville. Je descends à côté de la station Pacific pour emprunter la ligne bleue de tram-train jusqu'à Los Angeles. D'autres passagers sont pressés, une cloche retentit. Vite, j'achète un ticket journée à la machine et je m'engouffre dans la rame. Payer par carte de crédit nécessite juste une trempette, on ne fait le code que sur les distributeurs de billets.

Environ 50 minutes plus tard, j'arrive à Metro Center, direction l'étage du dessous pour prendre le métro vers Union Station, 5 minutes d'attente. 3 stations plus loin, terminus, je me dirige vers le tableau des départs qui affiche 9h12. J'ai raté le train, le suivant est à midi.

Je passerai 3 heures de moins dans le parc, tant pis, En attendant, je me renseigne sur les possibilités d'aller à San Francisco par le rail et me retouve avec un peu de paperasse à lire, au moins ça occupe. La DS avec quelques jeux achetés la veille au Virgin Megastore de Hollywood Boulevard qui fait les soldes de fermeture, ça aide aussi.

Metrolink, c'est le nom donné au train de banlieue de Los Angeles. Prochaine étape, la gare de Newhall sur la Antelope Valley Line.
Midi approche, j'achète mon billet aller-retour et me dirige sur le quai. Le train entre lentement dans la station, propulsé au diesel et dont la forme particulière des voitures à 2 niveaux le fait ressembler à un chapelet de suppositoires. Je prends place au niveau supérieur. Les sièges en vis-à-vis, rembourrés, sont assez confortables par rapport au standard de trains de banlieue français et l'espace est suffisant pour ne pas se coltiner les jambes du voisin d'en face. Le convoi s'ébranle, roule à vitesse réduite pour un moment avant d'accélérer. La voie n'est protégée par aucun grillage, de simples panneaux rappellent l'interdiction de s'aventurer sur les rails.

12h40, le conductor (chef de train) annonce l'arrêt à Newhall. Il me reste 2 bus à prendre sur le réseau de Santa Clarita. Le ticket de train permet de les emprunter gratuitement sur la continuité du trajet, je n'ai donc rien d'autre à débourser. L'arrivée du bus coincide avec celle du train à 2 minutes près. Je monte dans la ligne 5 qui m'amène au Transit Center (point de correspondance entre toutes les lignes de la ville) pour ensuite attraper le 3 dont le terminus est Six Flags. J'aperçois pas mal de vestes à l'effigie du parc dans ce dernier bus, cette ligne est surtout utilisée par les employés.

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Il est environ 13h30, je vois enfin le parc! Je descends du bus et dois encore marcher le long de la route qui mène au péage du parking.

Le parc

Depuis l'arrêt de bus, en direction du parking, je longe un monstre d'acier nommé X2. C'est une montagne russe d'une conception particulière avec les sièges qui tournent sur leurs axes selon une rotation programmée dans le parcours. Dans la gare, Enter Sandman de Metallica résonne. Un train atteint le haut du lift, les passagers commencent à hurler.

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J'arrive à la caisse. Vu l'heure, je n'aurai pas le temps de tout voir. Le passe à l'année coûte 10$ de plus que l'entrée pour la journée, j'achète. Je dois ensuite passer un détecteur de métaux, mon sac est fouillé par mesure de sécurité. Puis j'entre dans le parc. Un saut au bureau des passes à l'année pour me faire imprimer ma carte et je suis prêt à passer à l'attaque.

Par quel bout commencer? Allons-y pour le Revolution, le rail blanc qui slalome entre les sapins. C'est le tout premier circuit à looping de l'histoire.

Revolution

La file d'attente n'est pas très longue et aucun opérateur ne nous attribue les places, les clients gèrent ça eux-mêmes. Ils se mettent par groupe de 2 et ont souvent la bienveillance d'inviter les passagers isolés à compléter les éventuels trous. Je suis ainsi encouragé à compléter un train assez rapidement.

Les portillons s'ouvrent. Ce train possède 2 systèmes de sécurité, première fois que je vois ça. Ceci est certainement dû à la toute première mise en place d'un looping, on n'est jamais trop prudent. Je cale mon sac à dos à mes pieds et abaisse le harnais en U classique des trains à inversions en plus d'une traditionnelle barre à la taille. Un opérateur passe vérifier et m'enclenche le cran suivant qui me presse un peu trop. Mes interpellations sont inutiles, le départ est donné, je dois m'abstenir de trop remplir mes poumons afin de ne pas me sentir serré.

Le train se fait tirer au sommet par une chaîne, puis les sensations commencent. Je suis au premier rang, derrière mois ça se met à hurler, je ne dis rien. J'apprécie simplement la vitesse. Le passage à travers bois est sympa. Le train est légèrement freiné à certains sommets, ce qui casse un peu le rythme.
Verdict : sensations modérées, bien pour se mettre en jambes.

Orient Express

Un petit funiculaire permet de grimper sans effort sur la partie haute au centre du parc. Les avertissements affichés sont ceux d'une attractions à sensations fortes : déconseillé aux femmes enceintes, aux cardiaques et autres. C'est vraiment absurde, que risque-t-on en réalité dans ce funiculaire? Pas plus que dans un bus. La montée est assez lente, et une bande sonore nous raconte quelques anecdotes à propos des montagnes russes avoisinantes.

Sky Tower

Au sommet du funiculaire se trouve une tour d'observation.

Je rentre dans l'ascenseur. L'opératrice sympathique attend un moment précis pour enclencher la montée, puis commence un petit discours sur les choses intéressantes à observer au lieu de démarrer le magnétophone qui est censé faire le dialogue à sa place. Je sens qu'elle aime son métier. Elle nous demande d'observer dans une direction précise et compte à rebours. A zéro, un train de Tatsu, l'attraction avoisinante, file à pleine vitesse sur le rail devant lequel nous passons à cet instant de la ascension avec son petit effet de surprise. Joli calcul!

Un joli point de vue se trouve au sommet. Toutes les attractions du parc sont visibles. Divers plans et maquettes sont exposés, ainsi que les plaques des instructions de sécurité des anciennes attractions.

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Je redescends ensuite, direction un autre manège.

Ninja

Dans une gare à l'ambiance chinoise (en bas à droite sur la photo), je patiente un petit quart d'heure et j'embarque dans un train à wagons suspendus.

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Ça commence par un lift qui me paraît un peu court, puis la première descente arrive, qui va bien plus bas que la gare... et les secousses sont de la partie! La structure même du train amplifie énormément les dévers du rail rouge, et le circuit exploite cet effet à outrance. Après le coup de frein final, nous repartons sur un lift qui nous ramène à la gare.
La longueur de la première ascension est trompeuse, vu que l'embarquement se fait aux 2/3 de la montée. Des harnais à inversions sont utilisés alors qu'il n'y a aucun looping.

Goldrusher

C'est un "train de la mine" assez léger en sensations, plutôt familial. Pas de queue sur le coup de 15h où je l'ai testé. Il faut toutefois éviter de lever les bras, certains passages inférieurs me semblent si bas que je me mets à couvert par réflexe!

Pause repas

L'appétit arrive et je n'ai rien pris depuis le matin, c'est un hamburger de Johnny Rocket qui compose mon repas de midi, accompagné de frites et onion rings. Bien sûr, c'est un parc d'atttractions, il y a une grosse queue même à 15h et les prix sont légèrement tirés vers le haut.

Pendant ce temps, l'attraction basée sur Superman s'est remise en route vu le bruit. Il s'agit d'une ligne droite se terminant par une ascension verticale en cul-de-sac. Le train se résumant à un seul wagon est catapulté de la gare à haute vitesse avec un résonnement d'avion de chasse qui se remarque loin aux alentours, pour monter aussi haut que lui permet son énergie cinétique avant de repartir par gravité vers le point de départ.

Batman : The Ride

Ce circuit est une autre montagne russe suspendue. Cette fois, pas de caisses, les sièges sont directement accrochés et les passagers voyagent les pieds dans le vide. Un avertissement signale que tout objet gênant est interdit et doit être rangé dans un des casiers à l'entrée de la file d'attente. La location coûte 1 dollar pour 2 heures maximum, je trouve que c'est vraiment de l'arnaque car un moyen artificiel de faire payer le tour dans un parc pour lequel on a déjà payé l'entrée. Mais bon, j'enfile quand même mon billet vert pour essayer.

La queue est longue, sillonnant dans une zone thématisée à la Gotham City. Je ne connais pas bien la série Batman, donc je ne peux rien vérifier. La suite de la file s'engage dans ce qui est censé être les égouts, pour ensuite monter vers l'embarquement.

Une pancarte avertit que les passagers doivent se placer où l'agent leur signale, aucune requête de siège permise. Comme d'habitude, personne n'est à l'oeuvre à ce poste, la répartition se fait au bon désir de chacun. Je me retrouve en 2ème rangée. Le plancher temporaire d'embarquement s'abaisse et le train part sur le lift. S'en suit une descente d'une minute environ. J'ai bien fait de vérifier mes lacets avant.

Colossus

Colossus, c'est la montagne russe tas de bois à l'ancienne. Le total des planches suffirait à bâtir 30 maisons. L'attente dure une vingtaine de minutes. L'ensemble de l'edifice est très impressionnant en rapport aux constructions plus modernes uniquement soutenues par des poteaux.

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Le circuit se compose principalement de vagues, on trouve 2 voies parallèles donc une seule fonctionne ce jour-là.

Retour

L'heure fatidique approche, je suis contraint de quitter le parc sous peine de rester coincé ici. Sur le tourniquet de sortie on peut lire "Leaving is one flag.", je comprends alors le slogan More flags, more fun! Autrement dit, quitter le parc ce n'est pas cool du tout. Je suis à peu près du même avis, j'aurais aimé en profiter plus longtemps mais je dois presser le pas. Un bus quitte à peine l'arrêt lorsque j'arrive à sa hauteur. Bout de ligne oblige, le conducteur fait demi-tour et m'ouvre quand même la porte, C'était moins une!

Je suis ainsi en mesure de retourner à temps à la gare de Newhall. Il commence à faire frais, un mastodonte arrive au loin et se rapproche, ses 3 feux allumés à pleine puissance. C'est le train de 19h30, le dernier de la journée qui permet de retourner à Los Angeles. Une cloche sur la voiture-pilote bat la cadence pour signaler l'arrêt en gare, la locomotive est en pousse à l'arrière.

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Le retour se passe très bien et la fatigue commence à se faire sentir. Je regrette que le Metrolink n'aille pas plus loin que Los Angeles car je dois à nouveau prendre la ligne bleue dont les sièges sont beaucoup moins confortables.
Il est 22h lorsque je débarque à Long Beach. Un menu Taco Bell à emporter, bus, et au pieu!

Bilan

Que retenir de cette longue échappée? Chaque fois que je raconte avoir fait le trajet en combinant les trains et les bus, les locaux me prennent pour un fou, courageux, aventurier... Utiliser les transports publics aux États-Unis n'est pas aussi ancré dans la culture que chez nous. Ici on saute dans sa voiture pour quasiment n'importe quoi.

09juin 2009

Semestre d'été

Le semestre d'été a démarré depuis une semaine.

Le American Language Institute répartit les étudiants dans 6 niveaux différents; un septième a spécialement été créé pour nous suite aux résultats du test de placement.

Emploi du temps

Point d'informatique cet été car l'université n'en propose pas, seulement des l'anglais. L'emploi du temps est assez rempli. Nous devions choisir 3 electives (modules aux choix) en plus de 2 cours obligatoires. Les autres étudiants internationaux pouvaient prendre un cours standard de l'université à la place d'un de ces modules optionnels, nous non. Ça donne :

Lundi
9h-11h50 : Reading/Writing
13h-15h50 : Business English

Mardi
9h30-10h45 : Advanced Pronunciation
13h-15h50 : Listening/Speaking

Mercredi
9h-11h50 : Reading/Writing
13h-15h50 : Idioms and Slang

Jeudi
9h30-10h45 : Advanced Pronunciation
13h-15h50 : Listening/Speaking

Vendredi
9h-11h50 : Reading/Writing

Tout ceci fait un total de 22h20 de cours par semaine, toutes les semaines jusqu'au 20 août, à ne faire que de l'anglais. En plus, il faut rajouter le homework (travail à la maison), principe que je n'ai jamais beaucoup accroché car interdisant une tranquillité d'esprit complète à la fin de la journée.
Le détail qui me gêne vraiment dans la démarche est que notre école a demandé à l'institut de nous préparer un programme plus chargé en heures que ce qu'il propose. Je l'ai su car une de mes profs était mon hôte jusqu'à courant mai.

Matières

Je les ai listées dans l'ordre de préférence, la plus appréciée en premier.

Business English

Tout est dans le titre, c'est de l'anglais utile. CV, lettre de motivation, vocabulaire professionnel, business plan et autres.

Advanced Pronunciation

Module pour améliorer sa prononciation. Il va falloir apprendre l'alphabet phonétique, au passage...

Idioms and Slang

Expressions et jargon familier de la langue américaine.

Listening/Speaking

Discussions en groupe et écoute de différents médias comme des émissions télévisées.

Reading/Writing

Expression écrite, rédaction et lecture.
Une matière que j'éliminerais bien, vu qu'on nous réapprend les dissertations intro-3 paragraphes-conclusion...

En bref

Retour dans les salles traditionnelles, de plus que certains profs ne tolèrent pas l'utilisation de l'ordinateur portable pour la prise de notes. C'est pourtant tellement plus pratique que de se retrouver avec de la paperasse qui encombre le sac. Je me croirais revenu au lycée surtout dans la dernière matière. L'avantage est de progresser, mais est-ce possible de réduire la dose en classe? Je le souhaite vivement. J'adore pratiquer la langue dans la vie courante.

04juin 2009

AF447

Une pensée à la mémoire des victimes de la disparition de l'Airbus A330 d'Air France, dimanche dernier. Cet avion effectuait le vol AF447 de Rio de Janeiro à Paris.

Un évènement qui me touche particulièrement car, le même jour, je retournais à Los Angeles également à bord d'un appareil d'Air France (Boeing 777-200) survolant l'Atlantique, vol AF062.

02juin 2009

E3 2009

Tout passionné de jeux vidéo qui se respecte doit connaître ce qui se passe en ce moment.

Le grand salon annuel Electronic Entertainment Expo, ou E3 (prononçez i-kioube), se déroule actuellement au LA Convention Center, à quelques miles de Long Beach. J'y ferais bien un tour mais, comme la tradition le veut, le public n'y est pas admis, seulement les professionnels et les journalistes. C'est l'occasion attendue par les éditeurs et constructeurs du paysage vidéoludique mondial de révéler les dernières nouveautés. Cinq conférences sont organisées par cinq grands noms qui sont Sony, Microsoft, Nintendo, Ubisoft et Electronic Arts; elles peuvent être suivies en direct, voir http://e3insider.com/.

A ce propos, hier, j'ai effectué le vol retour de mon escapade en France. Comme par hasard, mon Boeing 777-200 Air France comptait parmi ses passagers un bon nombre de collaborateurs de chez Ubisoft.

21mai 2009

Spring Semester, it's over

Aujourd'hui 17h : le dernier de mes finals démarre. Il s'agit d'un gros QCM de 100 questions portant sur l'implication de l'informatique dans une entreprise entre autres. Environ 1h-1h30 plus tard, je noircis une des cases à la ligne 100 de mon Scantron avant de déposer ce dernier sur le bureau du professeur.

J'ai déjà revendu deux pavés de 800 pages, Computer Architecture et Software Engineering pour être précis, me rapportant environ 110$ sur mon compte Beach Club. Le troisième traitant des microcontrôleurs risque de m'être utile dans mon temps libre, j'ai décidé de le garder.

Fini!

Demain, décollage direction Paris par le Air France de 15h30, pour un bref retour de 10 jours avant la session d'été.

18mai 2009

Ça tremble!

Ce dimanche soir, environ 21h locales, un séisme de 15 secondes de faible magnitude s'est fait sentir. Pas de dégâts matériels, juste les tremblements audibles de la vaisselle dans les placards.

Los Angeles se situe sur la faille de San Andreas. The Big One, séisme dévastateur survenant environ tous les siècles, est toujours attendu pour les prochaines années.

13mai 2009

De Los Angeles à San Francisco

La rédaction a été en sommeil ces derniers temps. Pas mal de choses se sont passées depuis.

Ma famille est venue me rendre visite sur les 2 semaines des vacances de printemps françaises. Nous avons consacré un week-end rallongé à la découverte d'une grande ville dans le nord. Oui, la maison bleue, c'est bien à San Francisco.

Tout d'abord, il faut s'y rendre.

Moyens de transport

En avion

C'est le plus rapide, environ 1h30. La grande partie des vols relient l'aéroport principal de Los Angeles (LAX) à celui de San Francisco (SFO). La compagnie jetBlue propose également des vols partant de Long Beach (LGB). D'autres aéroports sont desservis dans la région, comme le John Wayne Orange County Airport (SNA).

En train

Aucune ligne longue distance ne dessert San Francisco même, les seuls trains qui y arrivent sont des commuter trains ou trains utilisés principalement pour aller au boulot le matin et rentrer chez soi le soir.
Amtrak, la compagnie ferroviaire principale des Etats-Unis, propose le Coast Starlight, train reliant Los Angeles à Seattle et marquant l'arrêt à Oakland. Le trajet se fait de jour et prend 11 heures. Une fois à Oakland, l'accès à San Francisco se fait en ferry ou en bus. Il est aussi possible de descendre à San Jose puis attraper un Caltrain qui arrive directement dans la ville.
Les trains d'Amtrak sont réputés pour arriver en retard car le fret à la priorité aux Etats-Unis, et ça se compte en heures. Les correspondances, il faut donc un peu les oublier.

En bus

Je ne connais pas trop les options disponibles, mais les célèbres Greyhound doivent proposer le trajet. Plus rapide que le train mais pas aussi confortable.

En voiture

Forcément, aux Etats-Unis, c'est le moyen de transport par excellence, et différents itinéraires sont disponibles.

L'expérience du train est à essayer, d'après pas mal de carnets de voyageurs ayant osé l'emprunter. Tout le monde n'est pas d'accord pour rester assis 11 heures, donc c'est décidé, nous louons une voiture. Le choix de la route à emprunter dépend du goût de chacun. Soit on va vite, soit on admire le paysage.

Routes

Trois itinéraires principaux permettent de choisir d'aller vite ou profiter du voyage.

I-5, la plus rapide

i5_96.png L'Interstate 5 est le chemin le plus à l'est, dans les terres. C'est simple, l'autoroute file tout droit et il n'y a rien d'intéressant à voir, à moins d'organiser un détour vers Yosemite par exemple. C'est une freeway ou voie à caractère autoroutier sur toute la longueur, Durée : 6 heures.

California 1, le long de la côte

ca1_96.png La route 1 de Californie surnommée Pacific Coast Highway sur une partie de son parcours est la plus scénique, elle sillonne le long de la côte. J'en emprunte un bout sur mon trajet quotidien en bus. Highway ne signifie pas forcément autoroute, cet itinéraire est sans terre-plein et entrecoupé de feux au passage des villes. Il faut prévoir entre 1 et 2 jours pour la liaison.

US 101, entre les deux

us101_96.png La US Route 101 est plus longue que la I-5, mais reste une freeway à l'exception de rares sections à croisements qui ne bloquent pas le trafic. Elle débute à Los Angeles et arrive directement à San Francisco par la péninsule. Une section correspondant à 2 heures de trajet offre une superbe vue sur le Pacifique. En tout, il faut compter environ 9 heures.
L'itinéraire de la route California 1 croise ou emprunte régulièrement la même voie que la 101, ce qui permet de mixer les 2 itinéraires selon le compromis durée/parcours de côte souhaité.

Le trajet

Le choix retenu est la route 101. La distance correspond à un bon Bordeaux-Paris, voire un peu plus.

C'est parti! Nous sortons de Long Beach par la Long Beach Freeway ou I-710. Après quelques miles, un échangeur nous amène sur le début de la route 101, au centre-ville de Los Angeles. Il est 15 heures mais c'est bouché jusqu'aux collines d'Hollywood et même au delà, dans le Ventura County.
Nous quittons les dernières maisons de la banlieue gigantesque, le trafic se fluidifie. Le paysage est constitué d'exploitations fraisières. Vers 17h, nous atteignons Santa Barbara et traversons un autre embouteillage.

Suit alors la partie qui longe le Pacifique, c'est magnifique! Nous sommes presque au bord de la falaise en compagnie de la voie ferrée empruntée par le Coast Starlight. Une pause s'impose.

Les aires de repos dédiées n'existent pas aux Etats-Unis. Des stations-service judicieusement placées près des sorties remplissent bien leur rôle. On trouve parfois 2 ou 3 concurrents aux angles d'un même carrefour!

La route finit par quitter la côte et continuer sur les terres. Maintenant, ce sont des vignobles qui s'affichent à perte de vue pour un bon moment. Ensuite, j'oublie un peu les paysages traversés qui commencent à se ressembler. Nous effectuons l'arrêt bouffe vers 20h dans un In-N-Out, enseigne de fast-food réputée comme proposant le meilleur hamburger de Californie. Simple avec seulement 3 variations mais efficace.

La nuit est tombée lorsque nous reprenons la route. Vers 22h, la jauge du réservoir montre un signe de faiblesse, arrêt dans un Shell pour faire le plein. Le diesel est rare, la plupart des voitures incluant la notre fonctionnant à l'essence.
L'automate commence à me demander le code postal de la banque qui a émis ma carte, un numéro de téléphone où joindre l'agence, je ne peux pas répondre car il s'agit d'une carte internationale émise en France. Un prépaiement au guichet permet de débloquer la pompe.
Il y a un seul bec, et le carburant désiré se choisit parmi 3 qualités disponibles en appuyant sur un bouton. Le pistolet est équipé d'un système anti-vapeurs et peut se bloquer en position enclenchée. Du coup, il est possible de retourner au chaud dans la voiture le temps que ça se remplisse.
Pour 20 dollars, nous avons presque ramené l'aiguille de la jauge au maximum. L'essence n'est vraiment pas chère en comparaison avec la France, ce n'est donc pas étonnant que la voiture soit utilisée intensivement dans ce pays.

Nous passons San Jose, dans la Silicon Valley où les grands noms de l'informatique mondiale sont implantés. Mountain View constitue les terres de Google, le siège d'Apple est implanté à Cupertino et j'en oublie certainement. C'est l'entrée de la Bay Area, la banlieue de San Francisco. Dernière ligne droite.

L'autoroute s'élargit, les lumières se présentent à l'horizon. Les derniers miles sont parcourus puis nous empruntons une sortie qui nous amène directement dans les rues de San Francisco. En 5 minutes nous trouvons notre hôtel près du Civic Center puis confions la voiture à un valet. Il est minuit, je suis fatigué, vite, un lit! Les chambres du Best Western Americania sont assez design, mais,,,,, pouf! rrrrr.... zzzz.... rrrr.... zzzz....

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