13mai 2009
De Los Angeles à San Francisco
00:17 - Par DavLink - Etats-Unis 2009 - aucun commentaire
La rédaction a été en sommeil ces derniers temps. Pas mal de choses se sont passées depuis.
Ma famille est venue me rendre visite sur les 2 semaines des vacances de printemps françaises. Nous avons consacré un week-end rallongé à la découverte d'une grande ville dans le nord. Oui, la maison bleue, c'est bien à San Francisco.
Tout d'abord, il faut s'y rendre.
Moyens de transport
En avion
C'est le plus rapide, environ 1h30. La grande partie des vols relient l'aéroport principal de Los Angeles (LAX) à celui de San Francisco (SFO). La compagnie jetBlue propose également des vols partant de Long Beach (LGB). D'autres aéroports sont desservis dans la région, comme le John Wayne Orange County Airport (SNA).
En train
Aucune ligne longue distance ne dessert San Francisco même, les seuls trains qui y arrivent sont des commuter trains ou trains utilisés principalement pour aller au boulot le matin et rentrer chez soi le soir.
Amtrak, la compagnie ferroviaire principale des Etats-Unis, propose le Coast Starlight, train reliant Los Angeles à Seattle et marquant l'arrêt à Oakland. Le trajet se fait de jour et prend 11 heures. Une fois à Oakland, l'accès à San Francisco se fait en ferry ou en bus. Il est aussi possible de descendre à San Jose puis attraper un Caltrain qui arrive directement dans la ville.
Les trains d'Amtrak sont réputés pour arriver en retard car le fret à la priorité aux Etats-Unis, et ça se compte en heures. Les correspondances, il faut donc un peu les oublier.
En bus
Je ne connais pas trop les options disponibles, mais les célèbres Greyhound doivent proposer le trajet. Plus rapide que le train mais pas aussi confortable.
En voiture
Forcément, aux Etats-Unis, c'est le moyen de transport par excellence, et différents itinéraires sont disponibles.
L'expérience du train est à essayer, d'après pas mal de carnets de voyageurs ayant osé l'emprunter. Tout le monde n'est pas d'accord pour rester assis 11 heures, donc c'est décidé, nous louons une voiture. Le choix de la route à emprunter dépend du goût de chacun. Soit on va vite, soit on admire le paysage.
Routes
Trois itinéraires principaux permettent de choisir d'aller vite ou profiter du voyage.
I-5, la plus rapide
L'Interstate 5 est le chemin le plus à l'est, dans les terres. C'est simple, l'autoroute file tout droit et il n'y a rien d'intéressant à voir, à moins d'organiser un détour vers Yosemite par exemple. C'est une freeway ou voie à caractère autoroutier sur toute la longueur, Durée : 6 heures.
California 1, le long de la côte
La route 1 de Californie surnommée Pacific Coast Highway sur une partie de son parcours est la plus scénique, elle sillonne le long de la côte. J'en emprunte un bout sur mon trajet quotidien en bus. Highway ne signifie pas forcément autoroute, cet itinéraire est sans terre-plein et entrecoupé de feux au passage des villes. Il faut prévoir entre 1 et 2 jours pour la liaison.
US 101, entre les deux
La US Route 101 est plus longue que la I-5, mais reste une freeway à l'exception de rares sections à croisements qui ne bloquent pas le trafic. Elle débute à Los Angeles et arrive directement à San Francisco par la péninsule. Une section correspondant à 2 heures de trajet offre une superbe vue sur le Pacifique. En tout, il faut compter environ 9 heures.
L'itinéraire de la route California 1 croise ou emprunte régulièrement la même voie que la 101, ce qui permet de mixer les 2 itinéraires selon le compromis durée/parcours de côte souhaité.
Le trajet
Le choix retenu est la route 101. La distance correspond à un bon Bordeaux-Paris, voire un peu plus.
C'est parti! Nous sortons de Long Beach par la Long Beach Freeway ou I-710. Après quelques miles, un échangeur nous amène sur le début de la route 101, au centre-ville de Los Angeles. Il est 15 heures mais c'est bouché jusqu'aux collines d'Hollywood et même au delà, dans le Ventura County.
Nous quittons les dernières maisons de la banlieue gigantesque, le trafic se fluidifie. Le paysage est constitué d'exploitations fraisières. Vers 17h, nous atteignons Santa Barbara et traversons un autre embouteillage.
Suit alors la partie qui longe le Pacifique, c'est magnifique! Nous sommes presque au bord de la falaise en compagnie de la voie ferrée empruntée par le Coast Starlight. Une pause s'impose.
Les aires de repos dédiées n'existent pas aux Etats-Unis. Des stations-service judicieusement placées près des sorties remplissent bien leur rôle. On trouve parfois 2 ou 3 concurrents aux angles d'un même carrefour!
La route finit par quitter la côte et continuer sur les terres. Maintenant, ce sont des vignobles qui s'affichent à perte de vue pour un bon moment. Ensuite, j'oublie un peu les paysages traversés qui commencent à se ressembler. Nous effectuons l'arrêt bouffe vers 20h dans un In-N-Out, enseigne de fast-food réputée comme proposant le meilleur hamburger de Californie. Simple avec seulement 3 variations mais efficace.
La nuit est tombée lorsque nous reprenons la route. Vers 22h, la jauge du réservoir montre un signe de faiblesse, arrêt dans un Shell pour faire le plein. Le diesel est rare, la plupart des voitures incluant la notre fonctionnant à l'essence.
L'automate commence à me demander le code postal de la banque qui a émis ma carte, un numéro de téléphone où joindre l'agence, je ne peux pas répondre car il s'agit d'une carte internationale émise en France. Un prépaiement au guichet permet de débloquer la pompe.
Il y a un seul bec, et le carburant désiré se choisit parmi 3 qualités disponibles en appuyant sur un bouton. Le pistolet est équipé d'un système anti-vapeurs et peut se bloquer en position enclenchée. Du coup, il est possible de retourner au chaud dans la voiture le temps que ça se remplisse.
Pour 20 dollars, nous avons presque ramené l'aiguille de la jauge au maximum. L'essence n'est vraiment pas chère en comparaison avec la France, ce n'est donc pas étonnant que la voiture soit utilisée intensivement dans ce pays.
Nous passons San Jose, dans la Silicon Valley où les grands noms de l'informatique mondiale sont implantés. Mountain View constitue les terres de Google, le siège d'Apple est implanté à Cupertino et j'en oublie certainement. C'est l'entrée de la Bay Area, la banlieue de San Francisco. Dernière ligne droite.
L'autoroute s'élargit, les lumières se présentent à l'horizon. Les derniers miles sont parcourus puis nous empruntons une sortie qui nous amène directement dans les rues de San Francisco. En 5 minutes nous trouvons notre hôtel près du Civic Center puis confions la voiture à un valet. Il est minuit, je suis fatigué, vite, un lit! Les chambres du Best Western Americania sont assez design, mais,,,,, pouf! rrrrr.... zzzz.... rrrr.... zzzz....
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