04oct. 2009
Voyage retour
23:34 - Par DavLink - Etats-Unis 2009 - aucun commentaire
30 août 2009. Le réveil sonne à 5 heures du matin, heure du Pacifique. Les valises sont bouclées, un dernier coup de ménage rapide dans la maison que nous avons occupés à Huntington Beach durant les derniers jours. Précision : ma mère m'a rejoint pour terminer le séjour, et nous nous sommes débrouillés pour rentrer sur le même vol. C'est toujours agréable lorsque la famille fait la grande traversée et vient rendre visite!
Le shuttle arrive devant la porte, son chauffeur charge les bagages. Un tour de clé puis je tire la porte qui se verrouille d'elle-même. Nous levons l'ancre, direction l'aéroport de Los Angeles. Ce sont mes derniers tours de roue sur la freeway californienne pour ce séjour.
Nous arrivons à l'aéroport avec une marge suffisante pour enregistrer en toute tranquillité. Le paiement de la course est l'occasion de finir les quelques dollars qui nous restent, et dont nous n'aurons plus besoin.
Sélection de deux places côte à côte, largage des bagages en soute, retrait du papier blanc usé qui traîne dans mon passeport depuis mai dernier, passage du portique et des rayons X, il reste du temps avant d'embarquer. Nous nous calons l'estomac au Starbucks situé dans la zone contrôlée. Pas de café pour moi comme d'habitude, un jus de fruit et une pâtisserie font l'affaire.
Un appel pour le vol à destination de Montréal retentit, c'est l'heure de partir. Direction la passerelle pour embarquement dans un Airbus A319, le gabarit qui sert aussi bien à un Paris-Bordeaux chez Air France qu'à traversée en largeur du continent américain que nous nous apprêtons à effectuer.
Les films proposés sur l'écran tactile devant chaque siège permettent de tuer le temps, mais les 5 heures de vol se ressentent au fur et à mesure que le corps se déshydrate. L'air ambiant des avions de ligne en altitude est plus sec que la moyenne.
A Montréal, le mélange des correspondances internationales sème une pagaille dans la zone d'attente des postes d'immigration. Je crois comprendre "correspondances pour l'Europe" alors qu'une hôtesse vient d'annoncer "correspondance pour Rome", telle est mon initiation à l'accent québecois. Nous devons nous faire tamponner notre passeport pour ensuite revenir en arrière dans la même file et attendre que l'accès vers la zone internationale s'ouvre.
Le délai est serré, notre vol en correspondance embarque dans 20 minutes, nous avons juste le temps de croquer dans une part de pizza. Mon téléphone indique 14h alors que le crépuscule s'entame. Assis sur les fauteuils à proximité de la porte 51, nous nous divertissons avec l'alternance d'émissions en français et en anglais que diffuse la télé canadienne.
Ce soir-là 5 vols à destination de Paris sont programmés dont 3 Air France et 2 Air Canada incluant le notre, ainsi qu'un Air Transat desservant directement Nice. Un retard est annoncé sur l'avion qui nous concerne, l'embarquement est reculé de 20 minutes.
Nous franchissons la passerelle et bouclons les ceintures, mais l'avion reste cloué au sol durant une bonne heure pour des problèmes administratifs. Un retard au décollage se répercute souvent à l'atterrissage. Dans le sac dorment des billets Prems en première classe pour le TGV de 9h du matin vers Bordeaux. L'heure d'arrivée prévue à Paris est 7h30 environ, ça risque d'être très juste.
Le Boeing 767 finit par entamer la phase de roulage, soulagement général et décollage. Une fois l'avion bien stable en altitude, le service du dîner commence. Dehors il fait noir, c'est une nuit raccourcie qui se déroule. Plus tard les lumières de la cabine s'éteignent, nous essayons de dormir; c'est difficile. Je tente de me reposer sur la tablette jusqu'à ce que le passager de devant incline son siège en manquant de me casser le crâne pris en étau.
Je passe le temps en regardant quelques films. Sur le plan de vol, nous avons les yeux rivés à l'heure d'arrivée qui nous laisserait à peine attraper notre train. Un peu avant l'atterrissage, un petit déjeuner est servi. Les roues touche le tarmac de Roissy avec plus d'une heure de retard, et le 767 s'arrête sur un point de stationnement en retrait de l'aérogare.
Nous sortons de l'appareil par un escalier, et embarquons dans un bus qui met un peu de temps à rejoindre le terminal. La file du contrôle des passeports, très exigue, est pleine. Une fois le poste de l'immigration passé, nous attendons nos bagages qui mettent du temps à émerger sur le tapis. Ensuite, nous franchissons la douane vite fait. L'heure du train est passée, nous déposons une réclamation au comptoir commercial de la compagnie qui nous délivre alors une attestation de retard.
Nous avançons petit à petit vers la gare avec nos lourdes masses à tirer. L'aéroport est plein de monde, c'est le désordre. Des mégots, des chewing-gums écrasés. Décidément, la France, c'est sale!
Les guichets de la SNCF sont pris d'assaut, nous atteignons un comptoir au bout de 30 minutes d'attente pour nous faire dire que le billet du train raté est perdu et que le retard de l'avion ne les conerne pas. Le départ suivant est à 13h37, nous rachetons donc des billets aux tarifs que permettent nos réductions respectives.
En attendant, il n'y a rien d'autre à faire que de nous poser dans un café et patienter. Évènement inattendu, évacuation de la gare pour colis abandonné. Évacuer nécessite de monter au dernier étage avec tous les bagages à faire passer dans les escaliers mécaniques. Bien sûr, les ascenseurs sont désactivés pour éviter que d'autres personnes ne descendent. C'est la goutte qui fait déborder le vase après des heures assis, du décalage horaire et des billets de train payés une deuxième fois.
Le problème se résout, l'accès à la gare est rouvert et les trains qui étaient retenus arrivent les uns derrière les autres. Nous trouvons vite fait notre voiture et embarquons. Avant d'espérer me reposer sur un bon siège de première, une dernière nécessité : jouer à Tetris avec nos bagages et ceux déjà présents dans les étagères du TGV. Il n'y pas assez de place, et tout y est mis n'importe comment. Ensuite, un tour aux toilettes s'impose; en trouver des propres nécessite plusieurs essais.
Assis... enfin... avec les jambes étendues et un peu plus d'espace que dans la bétaillère du fond de l'avion (impression qui ressort vraiment à ce moment-là), je peux dormir et me réveiller à Bordeaux, 4 heures plus tard. Tranquillement, nous attrapons le tramway pour descendre à la place de la Bourse. Une courte distance reste à parcourir jusqu'à la maison, en partie sur les pavés du centre historique, courage! Les derniers mètres sont difficiles. Au bout, je sors une clé qui n'a pas servi pendant un bon moment et seulement je peux me dire...
Enfin chez soi!
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